J'Yvast'Causer


Il était une fois, un mardi au bistrot, chez Raymonde, un groupe de femmes qui bavardaient autour d’un café.  Babeth arrive avec une très longue écharpe. Ses amies l’ayant gentiment taquinée à ce sujet, elle a répondu qu’elle pouvait en faire une qui aille jusqu’à Diou. Et voilà, le défi était lancé… et le projet Tricotez-Tricotons  était né !

Ce projet paraissait un peu utopique car 7km séparent Pierrefitte de Diou. Il fallait trouver de la laine pour tricoter 4000 écharpes : un appel au don de laine a été lancé etdes tricoteuses et tricoteurs … C’est alors que s’est créé un lien extraordinaire autour de Pierrefitte pour gagner ce pari. On a tricoté dans les cafés (à Diou, à Monétay sur Loire …), dans les maisons de retraite et chez de nombreux particuliers. Ce projet prend une dimension régionale (dans de nombreux villages ou villes de l’Allier, de la Saône et Loire et du Cher…) et même internationale (en Suisse et en Belgique).

18 mois plus tard, 5700 écharpes de 2m avaient été réalisées… Pendant cette période, des liens amicaux sont nés et se sont répandus comme une toile d’araignée autour de Pierrefitte.

Une association a alors été créée pour pouvoir vendre cette montagne d’écharpes. Elle se nomme « jyvast’causer ». C’est elle qui a décidé de faire un don, suite à la vente de ces écharpes, à l’atelier récréatif Alzheimer de Diou.

Le 20 septembre 2015 fut une grande journée. Au petit matin, dans la brume, 200 personnes ont étendu 4000 écharpes le long de la Voie Verte entre Pierrefitte et Diou. A midi, un pique-nique, à Diou, au bord de la Loire a rassemblé de nombreux convives pour prolonger les liens nés pendant ces mois.

 Ces écharpes ont prouvé qu’il est possible de favoriser la communication et les liens entre les personnes. Ce pari, un peu fou, est devenu une belle aventure humaine. Cette action est symbolique, l’essentiel étant de créer des liens entre les gens.

 « jyvast’causer » vous invite à maintenir ces liens en vous réunissant au bistrot, chez Raymonde, le mardi de 10h à 11h pour bavarder (c’est le Poulailler) et le vendredi de 14h à 16h pour un café-atelier.